« Souvenir d’Islande.
Je pose ma main sur ce sol volcanique. Une chaleur intense s’en dégage. Je sens la matière en mouvement d’un être qui se consume.
Je suis sur sa peau. Je me déplace sur ses sillons sans en percevoir la totalité ».

Il s’agit d’explorer comment notre environnement s’inscrit dans le corps et participe à la construction d’une expérience perceptive du paysage.

Ma pratique de la sculpture en taille directe du bois et de la pierre instaure un dialogue entre le geste et la matière dans une relation immédiate et instinctive. L’écrit, pensé comme un carnet de voyage, accompagne les mois de travail durant lesquels la forme évolue, se transforme et se révèle.

L’immersion par la marche en milieu naturel ou urbain nourrit ma recherche. Par analogie au corps, le paysage que je façonne n’est pas celui que je vois, mais celui que je perçois.

Mes sculptures invitent à explorer, à habiter l’espace créé comme un territoire, un lieu de circulation entre monde extérieur et intériorité.